Tag, mode d’emploi - Entretien avec Antoni Abad
Il est possible de résumer zexe.net comme 44 tags pour décrire le monde.
Mery Cuesta, texte du catalogue de l’exposition de Girona
Tag 1:association. Les « associations » représentent le siège des assemblées et des réunions pour chaque nouveau canal de « xeze.net ». Les centres d’art sont le point de départ de chaque projet, qui se développe ensuite dans la rue, pour aboutir au final sur internet. Est-ce que chaque projet suit toujours le même processus?
Oui, chaque projet a démarré par une proposition d’un Centre d’art, qui était intéressé à mettre sur pied un projet qui allait sortir dans la rue. Seule exception : « GENEVE*accessible », dans ce cas c’est la Mairie de Genève qui a souhaité lancer un projet avec les personnes à mobilité réduite. Ceux-ci dit dans le futur, il se peut que d’autres propositions viennent aussi d’ailleurs que du monde de l’art…Peut-être de la part de ceux qui se rendent compte qu’au travers de ces projets on peut dénoncer certaines situations et mobiliser une communauté dans une ville. Pour « Canal*accessible », réalisé avec des personnes à mobilité réduite de Barcelone, les émetteurs se sont posé eux-mêmes la question si on pouvait réaliser le même projet avec des aveugles. Dans ce cas, le point de départ n’est plus l’institution culturelle, mais les collectifs eux-mêmes et l’intérêt qu’ils voient dans un tel dispositif. Si un nouveau projet devait être initié par les émetteurs, je donnerais mon entière approbation, car j’y verrais l’aboutissement logique de tous les projets antérieurs.
Tag 2: émetteurs. Dans l’ordre d’importance, les « émetteurs » représentent tous les collectifs qui ont transmis, ou qui transmettent encore, à travers leurs téléphones portables. Depuis 2004, il y a eu 8 collectifs dans différentes parties du monde, qui ont publié régulièrement leurs photos, leurs vidéos et leurs textes sur la toile. Comment est-ce qu’on trouve et recrute les émetteurs? Qui les choisit ?Quels sont les critères qu’ils doivent remplir?
Dans chaque cas, le recrutement des émetteurs s’est passé de façon différente. À Mexico, nous avons passé une annonce dans un journal qui publiait des annonces, et à partir de là une série de chauffeurs de taxi, tous intéressés par le projet, se sont présentés. Il s’agit d’ailleurs des mêmes chauffeurs de taxi qui ont suivi le projet jusqu’au bout. Dans le cas des gitans de Lerida et de Léon, il a été difficile de faire appel à des associations de cette communauté, car elles ont vite compris l’influence médiatique du dispositif, et donc la possibilité de l’utiliser pour véhiculer leur propre vision politique et leurs valeurs. Heureusement, grâce à la volonté de l’assemblée des émetteurs impliqués dans « Canal gitano », il n’y a pas eu de manipulation sur le contenu, mais par contre quelques menaces de la part des patriarches. Pour le « Canal invisible », entièrement dévolu aux prostituées de Madrid, il a été difficile de pénétrer ce milieu, car il s’agit d’une communauté très individualiste et qui vit souvent dans l’illégalité et dans la peur. Nous avons donc fait appel à l’association HETAIRA, qui se consacre à aider et à protéger la prostitution madrilène - constituée à 90% de personnes d’origine étrangère - qui sillonne les rues avec une camionnette nommée « La libertina », pour distribuer des préservatifs gratuits, donner des boissons chaudes et un peu de réconfort, mais qui diffuse aussi un bulletin avec toute sorte d’informations utiles pour cette communauté très précarisée. Nous avons utilisé ce bulletin informatif pour y insérer une annonce afin de pouvoir recruter des émettrices. Toutes celles qui ont répondu à l’annonce étaient d’Ecuador et une seule était une femme biologique - la seule dont on ne voit aucune image sur zexe.net, car elle ne souhaitait pas pouvoir être identifiée par sa famille – les autres sont toutes transsexuelles et travestis, avec leur penchant pour un certain exhibitionnisme, tout en décrivant les joies et les peines de leurs vies.
Pour le projet de Barcelone, « Canal*accessible », nous avons recruté le plus grand groupe d’émetteurs : 40 personnes en chaise roulante, dont 4 coordinateurs et moi-même. Nous avons distribué des papiers volants directement dans la rue, en les invitant à participer à une première réunion au Centre d’art contemporain Santa Monica. Suite à cette réunion, le bouche à oreille s’est mis en place et nous avons réussi à constituer le groupe final. À San José au Costa Rica, le « Canal central » était constitué de 22 émetteurs et d’un coordinateur, qui n’avaient ni contrat de travail ni papiers et étaient donc dans l’illégalité totale. Il faut signaler qu’au Costa Rica sur quatre millions d’habitants, un million sont des immigrés du Nicaragua, qui souffrent de discrimination raciale, vivent dans l’illégalité mais sont employés en tant que gardiens, tout en étant paradoxalement considérés comme des voleurs. Le journaliste Elvis Martinez, qui met sur pied des groupes d’appui pour améliorer les conditions de vie de ses compatriotes nicaraguayens, nous a permis de recruter les émetteurs. Il s’agissait pour la plupart de femmes volontaires et solides comme des rocs, toutes engagées à faire progresser les conditions de leurs collègues: obtenir un droit au logement, améliorer les conditions de travail, légaliser le statut des immigrants. Le « Canal Motoboy » de São Paulo est le premier projet que je souhaitais réaliser déjà en 2003, suite à la proposition d’un curateur brésilien. Les motoboys, ont toujours souffert d’une image très négative, alors qu’ils sont indispensables pour le bon fonctionnement de la ville. À cette époque, mon amie et artiste Regina Silveira m’a présenté à Ronaldo, celui qui deviendra l’un des principaux émetteurs de ce canal, aujourd’hui porte-parole du groupe. Pendant 4 ans, je suis resté en contact avec Ronaldo, et à chaque fois que le rencontrais, je lui expliquais le projet et lui me prenait sur sa moto quand il devait livrer du courrier. Il est le premier émetteur à avoir eu entre les mains un téléphone portable muni d’une caméra vidéo, qui lui a permis de commencer à diffuser en solitaire, tout en expliquant le projet à ses collègues. Entre mars et avril 2007, 12 motoboys obtiennent des téléphones portables importés en contrebande depuis l’Espagne (il s’agit du surplus des téléphones portables du projet barcelonais), et une année plus tard, ils sont toujours en train de diffuser à travers leur canal. À Genève, le recrutement s’est fait à travers HAU, association faîtière qui regroupe elle-même d’autres associations impliquées dans la question du handicap, ce qui devait garantir une pluralité des points de vue, aspect sur lequel j’ai beaucoup insisté. La manière de fonctionner des émetteurs barcelonais et des émetteurs genevois à été fort différente : les genevois étaient très méticuleux et scrupuleux de suivre les instructions, toujours présents et actifs pendant les réunions ; quant aux barcelonais, ils étaient moins rigoureux, pas toujours présents aux réunions, mais très actifs en-dehors, en organisant leur propres commandos dans les quartiers ou en prolongeant tout simplement la réunion en buvant un verre au bistrot…
Tag 3: partenaires. On retrouve sous cette appellation ceux qui sont présents dans chaque projet : le fournisseur de téléphones portables, du réseau de communication, le centre d’art contemporain. Quel est le rôle de ses partenaires? Comment sont-ils impliqués dans les projets ? Quels sont les projets dans lesquels les partenaires se sont impliqués de façon radicalement différente?
Dans chaque projet, l’implication des partenaires a été différente. Dans certains cas, les partenaires étaient quasiment inexistants, comme pour les motoboys de São Paulo – les téléphones portables ont été importés en contrebande et pour la mise à disposition du réseau de communication, nous avons cherché on a cherché les offres plus bon marchés. Pour le « Canal central » de San José, il a été très difficile d’obtenir un partenariat pour les communications. En effet, au Costa Rica, une seule compagnie détient le monopole de la communication et n’octroie d’abonnements qu’aux personnes qui ont la nationalité du pays, hors les émetteurs étaient tous des immigrants du Nicaragua…on a du recourir à toute sorte d’astuces pour détourner ce règlement et obtenir des téléphones portables pour tous les émetteurs. Dans presque tous les projets, à l’exception de Genève, les téléphones portables sont arrivées très tard, parfois même 15 jours avant de démarrer le projet, ce qui est énorme pour un projet de ce type. L’accès au réseau était souvent illimité, sauf à Genève, où Swisscom n’a offert au total que Frs 200.- de communication par émetteur, ce qui les a obligés à doser leurs émissions et à synthétiser le contenu de leurs messages. À Barcelone, l’institution organisatrice était partenaire à part entière du projet ; en effet, le Centre d’art contemporain de Santa Monica a du remplir plusieurs fonctions : l’organisation, la recherche de fonds, ainsi que, comme dans les autres centres d’art, la mise à disposition d’un espace pour les réunions des émetteurs. Dans ces salles de réunion, la table est devenue à chaque fois le symbole du processus du projet : la diffusion collective à travers internet des thèmes qui ont été discutés pendant ces réunions. La table est aussi la trace visible pour les visiteurs des centres d’art de comment le projet s’est construit, cette installation possède donc une forte charge pédagogique.
Tag 4: technologie. Le concept artistique est toujours le point de départ, il a par la suite des répercussions sociales, mais il est aussi indissociablement lié à la technologie : les téléphones portables munis de GPS et le site web. Deux personnes-clef t’aident à trouver des solutions techniques pour améliorer le système et faciliter l’accès aux émetteurs et aux usagers du web : Eugenio Tisselli et Luis Gomez. A vous trois, vous êtes l’équipe de base de zexe.net. Comment fonctionnez-vous? Comment ces deux scientifiques sont-ils arrivés dans ton travail artistique?
Lorsqu’en 2003 le premier téléphone portable possédant un appareil photo intégré est sorti, j’ai pensé que pour la première fois dans l’histoire de la technologie apparaissait un instrument de petite taille, qui présentait deux caractéristiques jamais réunies auparavant : la capacité d’enregistrement multimédia et la capacité de publication immédiate sur internet. Je me suis vite imaginé que cet instrument pouvait servir aussi à d’autres choses que tout simplement pour envoyer des photos d’anniversaire…et c’est à ce moment-là que j’ai été contacté par un curateur de São Paulo pour réaliser un projet autour des motoboys. J’ai donc fusionné les deux idées : les téléphones portables et l’idée de travailler avec des communautés qui souhaitaient changer l’image négative qu’ils avaient au sein de la société. À cette époque, il n’était pas encore d’usage d’envoyer une photo à partir d’un téléphone portable vers internet, j’ai donc contacté le webmaster Eugenio Tisselli. Nous avons préparé un dispositif de publication, que nous avons eu l’occasion de tester lors d’un workshop avec des étudiants des Beaux-Arts à la Casa Encendida de Madrid. Nous avions nommé ce workshop « Essai général », et à cette occasion nous avons pu détecter deux nécessités vitales pour le projet : l’édition online et l’organisation de la matière par rubriques thématiques, que nous avons appelées « canales ». Le dispositif était prêt, nous l’avons donc confié à la première communauté qui a pu le tester : les chauffeurs de taxi de Mexico.
Par la suite, le dispositif s’est à chaque fois adapté aux besoins spécifiques du collectif qui s’impliquait dans un nouveau projet. Le dispositif s’est développé en deux temps. Tout d’abord il a fallu mettre de l’ordre dans les publications des images, et trouver une terminologie scientifique, étant donné que les chauffeurs de taxi diffusaient leurs textes en script. Ensuite, en se basant autant sur l’aspect anthropologique que pratique, il fallait trouver une nomenclature adaptée et capable de traduire le comportement humain, qui à la base se décrit par quatre mots-clés: activités, espaces, objets, êtres humains. D’autres communautés d’émetteurs ont suivi, qui ont déterminé des nouveaux mots-clés à partir de leurs propres préoccupations et choix…C’est les motoboys qui ont commencé à travailler de façon très indépendante, pour éditer les mots-clés spécifiques à leur mode de vie, tout en les commentant. Nous avons découvert qu’il était beaucoup plus intéressant que les motoboys décrivent par eux-mêmes leurs propres images, et c’est ainsi qu’avec le « Canal motoboys » nous sommes arrivés à un maximum de 1'200 mots-clés, le canal le plus spontané et les plus riche d’un point de vue sémantique. Fin 2005, apparaissent les premiers modules GPS que l’on pouvait connecter directement à des téléphones portables. C’était le moment où nous étions en train de concevoir « Canal*accessible » à Barcelone. Mais le fonctionnement était encore très limité, avec Eugenio nous avons du improviser : à chaque message envoyé, nous avons du rajouter le nom et le numéro de la rue où la photo avait été prise, et rajouter ensuite ces données sur le plan de Barcelone. Par contre, avec « Genève*accessible », nous avons pu tester le nouveau logiciel « geozexe », qui nous a permi d’avoir immédiatement une « image géolocalisée », soit réunir trois fonction en un : 1° faire une photo, 2° donner les informations sur sa position géographique, 3° ajouter directement l’image avec ses données au mot-clé (tag) qui la concerne. Grâce à Luis Gomez, qui fait partie de l’équipe de Hangar à Barcelone, et qui a travaillé de manière étroite avec Eugenio, nous avons pu trouver un nouveau système dynamique et synchronisé, par rapport à la nouvelle génération de mots-clés, qui a surgi dans zexe.net. La technologie n’a donc pas cessé d’évoluer, en s’adaptant toujours aux nouvelles exigences de chaque projet.
Tag 5: voix collective. La narration de chaque canal se construit de façon fragmentaire, non linéaire, pour ensuite être reconstruite à travers les mots-clés, qui classifient par thèmes les sujets choisis par les différents émetteurs. À la fin, nous découvrons une sorte de voix collective qui réduit les individualités au silence. Chaque émetteur participe à cette expérience collective, qui transforme, à long terme, son approche de la vie. Le projet artistique véhicule-t-il une philosophie de vie différente?
Dans la majorité des cas, ces projets ont réussi à changer la perception que les émetteurs avaient de leurs propres vies, et cela arrive surtout avec les émetteurs qui se sont le plus investis dans ces projets. Prises dans le tourbillon de leurs activités vitales, les communautés émettrices de zexe.net n’ont ni le temps ni l’espace propice pour la réflexion. Mais l’occasion d’avoir entre les mains, du matin au soir, un téléphone portable capable d’enregistrer le moindre de leurs actes dans leur réalité quotidienne, les oblige à se poser la question sur comment ils vont se représenter, quel aspect de leur vie est plus important qu’un autre. En effet, une chose c’est vivre ta propre vie, une autre est celle de la décrire aux autres. La table de réunion joue donc un rôle essentiel dans chaque projet : le fait que l’on passe en revue toutes les images publiées et que l’on fasse des choix de façon collégiale, donne naissance à cette « voix collective » propre à chaque groupe d’émetteurs. En définitive, une fois les choix opérés, il s’agit de contenus qui reflètent la volonté d’une collectivité plus que celle d’individus, on dessine ainsi une image collective représentative d’une communauté. C’est la raison pour laquelle qu’apparaissent ceux que l’on a nommés les « tags pactés », c’est-à-dire les nouveaux mots-clés trouvés d’un commun accord par les émetteurs eux-mêmes : chez les motoboys le « canal palavras », tag des mots fréquents ou populaires dans leur jargon ; chez les personnes à mobilité réduite de Genève la définition très précise du tag « obstacles ». Il s’agit bien là d’unités sémantiques qui donnent forme à la poésie finale.
Tag 6: révélateur social. Dans chaque projet on découvre une collectivité différente. Les émetteurs analysent le monde à partir de leur regard, de leur système de valeurs, de leurs préoccupations, et choisissent de façon libre les sujets qu’ils souhaitent traiter. L’espace public digital de « Zexe.net » agit-il donc comme un révélateur social ?
Au terme de chaque projet, nous avons certes toujours retrouvé les préoccupations basiques et vitales de chacun des collectifs impliqués. Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est le portrait de la ville dans laquelle ils ont œuvré qui se dessine à la fin. Un portrait à la fois subjectif certes, car dessiné par des individus, mais aussi étonnamment objectif, car dessiné de façon collective. Un portrait qui montre une ville d’un point de vue atypique, éloigné de tous les stéréotypes et clichés touristiques, mais véridique, car il est le reflet de gens qui y vivent, travaillent, souffrent et aiment…
Tag 7: traces. Une fois l’intervention artistique terminée, quelle est la suite spontanée et autonome de ces projets? Quelles sont les traces palpables qui sont restées après les différentes expériences lancées depuis 2004?
Certains collectifs plus que d’autres ont su utiliser « zexe.net » non seulement comme un système descriptif de la réalité, mais ils en ont fait une véritable plateforme pour dessiner une contre-image de celle, dépréciative et négative que la société leur attribue. Je pense en particulier aux chauffeurs de taxi de Mexico, qui depuis l’expérience de 2003 ont crée leur propre syndicat, et même une Fondation des chauffeurs de taxi de Mexico pour revendiquer et défendre leurs droits. Un autre exemple, les motoboys de São Paulo, qui ont été contactés par une ONG, qui œuvre sur place dans le domaine du développement durable, et qui souhaite exploiter le « canal motoboys » pour dénoncer la pollution urbaine (notamment l’évacuation des huiles usagées des motos directement dans la canalisation de la ville). Pour « Genève*accessible » je ne sais pas encore ce qu’il en sera, plusieurs pistes ont été évoquées, notamment celle de créer un guide de la ville pour personnes à mobilité réduite, ou alors d’approcher les commerces et services privées qui ne sont pas encore adaptées…affaire à suivre…
Propos recueillis par Laura Györik-Costas au Parc des Bastions de Genève, 1er mai 2008
zexe.net:un cartographie numérique du monde
Publication du Centre d'Art Comtemporain de Genève et Seacex, Genève 2008
Tag: mot-clé qui permet de classifier en rubriques thématiques la matière (textes, photos, vidéos, etc.) que l’on souhaite organiser sur un site web. Pour le site « zexe.net » d’Antoni Abad, les tags ont été trouvés et définis par les émetteurs de chaque projet.
« HYPERLINK "http://www.zexe.net" www.zexe.net », catalogue de l’exposition à la Sala d’Exposicions de la Rambla de Girona (Catalogne), 2007
Motoboy: courrier rapide, qui sillonne la ville de São Paulo à moto pour transporter toute sorte de courrier dans le plus bref lapse de temps, en encourant tous les risques au milieu d’un trafic très dense, cahotique et souvent collapsé. Malgré le fait qu’ils mettent quotidiennement leur vie en danger pour rendre service aux autres, cette communauté est très méprisée par les paulistas.
HAU: handicap, architecture, urbanisme. Le but de l'association HAU est de promouvoir un environnement construit qui favorise l'autonomie de tous les usagers, y compris les personnes confrontées à des difficultés de perception, de communication ou de mobilité. Depuis 1967, l’association regroupe des services et organisations d'entraide, des travailleurs sociaux, des professionnels de la santé et des architectes, afin de promouvoir un environnement bâti pour tous, en particulier les personnes avec un handicap moteur ou sensoriel dû à un accident, une maladie ou l'âge. www.hau-ge.ch.
Hangar: centre qui se trouve dans un ancien bâtiment industriel dans le quartier de Poblenou de Barcelone, voué à la production et à la recherche en arts visuels, fondée en 1997 par l’association des artistes visuels de Catalogne (AAVC), pour soutenir créateurs et artistes et offrir des services adaptés aux moyens de production. L’espace qui s’étale sur 1'800 m2 offre : 15 ateliers individuels, un medialab, un plateau, un service de location d’équipements, techniciens et infrastructure pour la production. Hangar organise un programme d’ateliers et de formation pour artistes, un programme d’échanges internationaux et offre des bourses de production. L’espace est subventionné par la Catalogne et la Ville de Barcelone. www.hangar.org

