Tags et cartes: miroirs fragmentés
L’air de rien, cela fait déjà cinq ans que j’ai commencé à travailler avec Antoni Abad sur les projets de communication mobile de zexe.net. Pendant ce temps, Antoni a surtout été « sur le terrain », interagissant directement avec les émetteurs, négociant interminablement avec toutes sortes d’institutions ou cherchant de nouveaux groupes et collectifs avec lesquels travailler. Quant à moi, je suis presque toujours resté assis ici, dans ce que j’ai fini par appeler « la tour de contrôle ». Utilisant tout ordinateur disponible et à partir de différents points de la planète, j’ai programmé, corrigé, suivi et maintenu en marche le moteur informatique qui permet à zexe.net d’exister sur Internet. J’ai installé ma « tour de contrôle » dans toutes sortes de lieux : mon bureau actuel à Paris, les salles d’attentes de nombreux aéroports, un cybercafé perdu sur les côtes du Pacifique au Mexique ou un hôtel en plein centre de Mumbai. Pour travailler, il me suffit d’une connexion à Internet. Et d’un peu de silence, bien que ce dernier ne soit pas toujours possible.
Au moment où j’écrivais ce texte, un groupe de personnes handicapées de Genève, en Suisse, établissaient une carte de l’accessibilité de l’espace public dans leur ville. Ils faisaient cela à l’aide de téléphones mobiles équipés d’appareils photo et de GPS. Ces personnes prenaient simplement des photos d’obstacles architectoniques ou d’exemples de bonne adaptation, pour les envoyer directement vers une page web où elles apparaîtraient quelques secondes plus tard, situées comme par magie sur les lieux correspondant sur la carte.
Comment avons-nous fait cela? Dans ce texte, j’aimerais présenter un bref résumé de l’évolution du système zexe.net, surtout d’un point de vue technologique. Comme mentionné plus haut, Antoni et moi avons commencé cela il y a cinq ans. Aujourd’hui, avec le recul, nous pouvons dire que le projet a évolué presque de pair avec le développement vertigineux des technologies mobiles de communication. Lorsque nous avons commencé en 2003, les téléphones équipés d’un appareil photo étaient une véritable curiosité. De fait, le premier téléphone que nous avons utilisé fut le modèle 7650, le premier de Nokia doté d’un appareil photo intégré. Nous utilisons maintenant des téléphones portables équipés de systèmes de localisation GPS, des objets encore rares sur le marché. Pour ce qui est de la page web qui recueille tout ce qui est envoyé par les participants de zexe.net, nous pouvons affirmer qu’elle offrait déjà un modèle ouvert et participatif avant même l’invention du terme « Web 2.0 », si à la mode ces temps-ci pour décrire les applications du World Wide Web qui permettent à ses utilisateurs de collaborer de manière créative et de partager l’information.
Mais venons-en aux faits. En premier lieu, nous examinerons en détail la manière d’envoyer directement les photos prises par les participants de zexe.net, c’est-à-dire sans devoir passer par une étape intermédiaire, du téléphone portable vers la page web. Actuellement, les réseaux de téléphonie mobile permettent de transmettre non seulement la voix, mais aussi des données codifiées en tant que signaux numériques. En outre, les fournisseurs de services de téléphonie offrent la possibilité d’envoyer des messages textuels (SMS) ou multimédia (MMS) d’un téléphone avec accès au réseau de données à une adresse de courrier électronique. C’est précisément cette possibilité que nous utilisons sur zexe.net. En examinant le format d’un courrier électronique, nous pouvons observer qu’il inclut divers éléments importants : adresses de l’expéditeur et du destinataire, date, texte et, éventuellement, pièces jointes. Ce format était évidemment idéal pour nos objectifs. Nous avons donc créé une application dans le serveur de zexe.net pour recevoir tous les courriers électroniques envoyés par les participants depuis leurs téléphones, pour séparer tous leurs éléments et, en fonction de l’expéditeur et du destinataire, les placer au lieu qui leur correspond dans une base de données. Ainsi, les participants doivent uniquement se préoccuper d’envoyer leurs textes, images, sons ou vidéos à l’adresse de destination adéquate, en utilisant les outils fournis par leurs propres téléphones. Nous avons fait des essais d’envoi en 2003 pour le tout premier projet zexe.net à Madrid, que Antoni a appelé de manière très appropriée « ensayoGENERAL » (test général). Je dois dire que le jour où j’ai réussi à envoyer une image du téléphone vers la page web fut un moment de grande émotion dont je me souviens encore. J’ai malheureusement perdu cette première photo, l’ayant peut-être effacée accidentellement. Dans le projet qui a suivi ensayoGENERAL, appelé « sitio*TAXI », où des participants « réels » étaient impliqués pour la première fois, nous fûmes très probablement pionniers dans l’usage du réseau téléphonique de données au Mexique. Lorsque les chauffeurs de taxi de Mexico ont commencé à transmettre sur zexe.net, cela faisait peu de semaines que le réseau avait été installé. Comme il fallait s’y attendre, nous avons eu quelques soucis techniques. Toutefois, cela n’a pas empêché les chauffeurs de taxi d’envoyer plus de 7'000 photos.
Le site web zexe.net a une structure basique, que nous avons maintenue depuis le début du projet. Elle est divisée en sections, que nous appelons des canaux. Les canaux peuvent être vus comme des conteneurs dont la fonction est d’ajouter des contenus qui appartiennent à un thème ou à un participant spécifique. Les participants peuvent choisir le canal auquel ils souhaitent envoyer leurs contenus, puisque chacun possède sa propre adresse de courrier électronique. Ainsi, chaque canal contient des messages qui ne sont rien d’autre que les messages de courrier électronique envoyés à son adresse. Par conséquent, chaque message peut contenir divers éléments : texte, images, sons et vidéos.
Tous les projets de zexe.net se sont structurés autour des canaux. Au moment où arrive un nouveau participant, on crée un nouveau canal pour son usage particulier. Ainsi, il y a autant de canaux individuels que de participants, et ces canaux peuvent contenir toutes sortes de choses : ils ne sont limités à aucun thème, puisque ce qui leur est envoyé dépend entièrement de leurs propriétaires. Mais il existe en outre des canaux collectifs, dédiés à des thèmes qui intéressent plus d’un participant. Au Mexique, par exemple, on a créé des canaux consacrés à documenter les interminables formalités bureaucratiques que les chauffeurs de taxi doivent subir pour obtenir leurs papiers, à la compilation de photographies de leurs familles respectives ou à la narration des célébrations religieuses à Iztapalapa. Dans chaque projet, les canaux collectifs ont tenté de refléter les intérêts communs et la volonté partagée de montrer quelque chose. Cependant, la création et l’entretien de ces canaux a toujours été un peu problématique, bien qu’ils fussent le fruit du consensus des participants, qui en parlaient lors de réunions hebdomadaires. En premier lieu, déterminer clairement un thème partagé, même pour un petit groupe relativement homogène de personnes, peut s’avérer assez difficile. Pour revenir à l’exemple de sitio*TAXI, certains chauffeurs conduisaient leurs taxis légalement (c’est-à-dire avec les papiers nécessaires), alors que d’autres le faisaient de manière illégale. Ce conflit potentiel fut résolu par la création de canaux thématiques séparés pour chaque groupe. Plus tard, avec les jeunes émetteurs de canal*GITANO à Lleida, la définition de thèmes communs fut grandement perturbée par l’indécision et, jusqu’à un certain point, l’indiscipline du groupe. Ce n’est évidemment pas un reproche adressé au groupe, mais plutôt une constatation de sa grande dispersion thématique, provoquée en grande partie par la forte énergie créative, presque anarchique, montrée par ces jeunes. Bref, ceux-ci souhaitaient simplement envoyer leurs photos sans trop penser à des thèmes ou intérêts collectifs.
Maintenir la cohérence thématique des canaux collectifs était aussi un peu compliqué. Je peux citer des cas concrets, comme les canaux collectifs de canal*CENTRAL, réalisé au Costa Rica, où il était commun de trouver des contenus hors sujet. Il y avait, par exemple, des images de logements d’immigrés nicaraguayens sur le canal *PEGUE, alors qu’en réalité, elles auraient dû se trouver sur le canal *VIVIENDA. Qui plus est, la proximité conceptuelle des canaux *BACANAL, consacré à la représentation des fêtes des « tico-nicas », et *MARIMBA, consacré à leurs musiques, faisait que la confusion entre l’un et l’autre fût à l’ordre du jour. Il n’y a ici rien à reprocher aux participants ; nous voyons plutôt dans ces confusions une erreur dans la conception du système zexe.net. Ainsi, sur canal*CENTRAL on a créé huit canaux collectifs. En y ajoutant le canal individuel de chaque émetteur, il en résulte qu’au moment d’envoyer un message, les participants devaient choisir une adresse d’envoi parmi les neuf possibles. Il est évident que la marge d’erreur peut être assez élevée, surtout si l’on n’a pas beaucoup de pratique avec le téléphone. En outre, si un émetteur prend une photo d’un groupe de musique jouant lors d’une fête, à quel canal l’envoyer ? Au canal *MARIMBA ou au canal *BACANAL ? Pour résoudre ces problèmes, nous avons dû introduire la possibilité de déplacer les messages entre les différents canaux.
Finalement, si l’on considère que tout canal de zexe.net a une adresse de courrier électronique associée, on peut remarquer que pour créer un nouveau canal il faut l’intervention de l’administrateur du serveur qui, pour des raisons de sécurité, est le seul autorisé à créer de nouvelles adresses sur zexe.net. Par conséquent, la création de canaux était peu fluide lors de l’introduction d’une procédure hiérarchique entre la décision et l’action.
Pour dépasser ces limitations, il fallait trouver une manière plus dynamique de gérer les thèmes communs ; un moyen de permettre aux thèmes d’émerger durant le processus d’émission lui-même, et non comme un accord définitif qui, pour être mis en pratique, dépendrait de l’intervention de l’administrateur. Comment flexibiliser cette prise de décisions collectives sans tomber dans le chaos ? Curieusement, la solution se trouvait déjà là. Dès sa première version, le système zexe.net comportait déjà la possibilité d’associer des « descripteurs » à chaque contenu envoyé par les émetteurs. Les descripteurs sont de simples mots-clé (ou tags) qui peuvent servir pour classifier les choses. On peut aussi voir ces descripteurs comme des « thèmes » qui comprennent une certaine quantité de contenus associés à ceux-ci. Par exemple, le tag « adulte » pourrait s’utiliser pour décrire toutes les images où apparaît un adulte. Ainsi, « adulte » devient un thème de manière naturelle, et toutes les nouvelles images qui portent ce tag y arriveront automatiquement. Les descripteurs servent donc à classifier, à regrouper et à chercher des images. Tout cela est très bien, si ce n’est qu’il nous a malheureusement fallu plusieurs années pour nous apercevoir que cette manière dynamique d’établir des thèmes collectifs se trouvait sous notre nez. Au lieu de laisser les émetteurs de sitio*TAXI, canal*GITANO, canal*INVISIBLE, canal*ACCESSIBLE et canal*CENTRAL définir et utiliser leurs propres descripteurs, nous nous sommes entêtés à construire un dictionnaire défini « de haut en bas », en confiant exclusivement aux documentalistes son application aux contenus de zexe.net. De cette manière, on a créé une espèce de taxinomie propre, divisée en cinq catégories : êtres vivants, activités, espaces, objets et descripteurs spécifiques. Avec cette catégorisation du monde visible, nous voulions tout recouvrir… et évidemment, nous n’étions pas exhaustifs. Malgré le caractère général de cette taxinomie, il y avait toujours un détail qui manquait. Par exemple, dans notre catégorie d’activités, il manquait un descripteur qui fût associé aux images de rites religieux. Nous avons remarqué cette absence seulement après avoir constaté que ce thème était important pour les chauffeurs de taxi de Mexico, les jeunes Gitans et les émetteurs de canal*CENTRAL. Toutefois, même en ajoutant ce descripteur, il était évident que nous n’obtiendrions jamais une taxinomie complète et satisfaisante de l’univers zexe.net. Jusqu’à ce que, juste avant de commencer « canal*MOTOBOY » à São Paulo au Brésil, nous ayons pris une décision très simple : confier la définition des descripteurs (et son association aux contenus) aux participants eux-mêmes. Et ce fut une énorme surprise.
Les motoboys sont des personnages vitaux pour la dynamique quotidienne de São Paulo. Sur leurs motocyclettes, ils transportent toutes sortes de messages, et de leur vitesse et habileté dépend l’arrivée à temps de documents et d’objets d’un lieu à l’autre. Antoni les invita à participer à zexe.net, en leur proposant de décrire, de manière très ouverte, leur vie quotidienne sur le web. Cependant, cette fois, en plus d’envoyer des photos, des sons et des vidéos, les motoboys devaient y associer des mots-clé. Ils devaient simplement écrire le mot (ou les mots, séparés par des virgules) qui aurait le mieux décrit ce qu’ils avaient enregistré et envoyer le tout vers leur canal individuel sur le web. De cette façon, des vocabulaires personnels sont ressortis qui, toutefois, en s’agrégeant et en convergeant, faisaient progressivement émerger certains thèmes communs.
Les tags sont actuellement utilisés dans un grand nombre d’applications de « Web 2.0 ». Le fait de taguer peut se définir comme l’enrichissement de contenus numériques ou numérisés avec une information sémantique sous la forme de mots librement choisis. L’action de taguer n’est pas subordonnée à un vocabulaire contrôlé ou à une structure taxinomique prédéfinie, mais c’est un acte de classification essentiellement individuel qui est fondamentalement lié à la création de signifié. Mais en dépit de sa nature individuelle, l’assemblage des tags de différentes personnes converge et se transforme en un vocabulaire commun connu sous le nom de folksonomie. Dans cet assemblage, on ne perçoit pas seulement les tags des vocabulaires individuels, puisqu’il est aussi possible d’identifier les plus fréquents, c’est-à-dire ceux qui ont été utilisés le plus souvent, ou les plus populaires, ou encore ceux utilisés par quantité de personnes. La visualisation d’une folksonomie à l’écran, incluant les tags les plus fréquents ou populaires, se fait habituellement au moyen de ce qu’on appelle des nuages de tags. En entrant sur le canal *DIAaDIA du projet canal*MOTOBOY, on voit ainsi le nuage de tags créé par les motoboys sur la partie supérieure de l’écran. On peut remarquer, de manière presque immédiate, quels sont les thèmes communs qui sont ressortis pendant plus d’une année d’émissions. La taille des tags est directement proportionnelle à leur popularité. Nous avons ainsi « motos », « reunião », « trabalho », « transito » ou (malheureusement) « acidente » comme certains thèmes principaux. Les tags de canal*MOTOBOY introduisent un grand avantage qualitatif sur zexe.net : ils permettent l’émergence de thèmes communs durant le processus d’émission et pas forcément depuis le début sous forme de canaux préétablis. Tel est le cas du tag « agua » : les motoboys, en plus de continuer à décrire leur vie quotidienne, se sont désormais consacrés à documenter les sources d’eau contaminée à São Paulo. Chaque fois qu’ils prennent une photo de ces sources, ils leur associent ce nouveau tag : l’accord autour d’un simple mot ouvre la porte à de nouvelles possibilités d’action. Les tags permettent en outre l’inclusion de thèmes marginaux. Tel est le cas de « sonho », avec ses deux significations possibles : des photographies de motocyclettes de rêve, jointes à celle d’un motoboy profondément endormi. Ce n’est pas un tag très populaire, mais il existe.
Naturellement, il y a aussi des tags sur GENEVE*accessible. Les émetteurs les utilisent pour indiquer ce qu’ils trouvent dans la ville. Cependant, il y a des différences importantes par rapport au canal*MOTOBOY : si le projet de São Paulo suggérait une fin totalement ouverte, c’est-à-dire le portrait de la vie quotidienne des motoboys, à Genève, c’est un but précis qui est proposé : celui de tracer une carte de l’accessibilité. Ainsi, lors de la première réunion avec les émetteurs genevois, il leur a été demandé de proposer une liste d’obstacles architectoniques. De là ont émergé les tags « dangers », « déviations », « entrées », « escaliers », « impossibilités », « incivilités », « marches », « trottoirs », « transports » et, bien sûr, « bravo ! », puisqu’il n’y a pas forcément que des choses négatives. Ce sont les émetteurs, experts en la matière, qui ont créé cette classification basique. En ce moment, ces tags apparaissent sur leurs téléphones mobiles, grâce à une application appelée « GeoZexe », écrite par mon collègue Lluís Gomez de l’équipe de Hangar-Barcelona. « GeoZexe » permet aux émetteurs, après avoir pris une photo, de choisir le tag adéquat dans une liste ou d’en écrire un nouveau. Il est clair que les vocabulaires de Genève seront plus limités qu’à São Paulo, ce qui s’explique par la mission très concrète de ce nouveau projet : indiquer à tous les citadins les problèmes et les réussites en matière d’adéquation des infrastructures urbaines et de civisme. Et il est évident que les émetteurs genevois en fauteuil roulant attendent une réponse à leur travail, celui de révéler ce qui pour d’autres reste souvent de l’ordre de l’invisible.
Quant à la possibilité de créer des cartes sur zexe.net, je voudrais seulement raconter une anecdote. Peu avant de commencer canal*ACCESSIBLE à Barcelone, où un groupe de personnes en fauteuil roulant devait dessiner, comme à Genève, la carte de l’accessibilité de leur ville, nous nous sommes aperçus que les dispositifs GPS ne fonctionnaient pas. Proche du désespoir, j’ai trouvé la seule solution possible : je me suis arrangé pour obtenir les coordonnées géographiques d’un point sur la carte à partir du nom et numéro d’une rue. Cette solution, cependant, signifiait que les participants devaient écrire « à la main » les adresses où ils avaient pris chaque photo. Cet effort considérable ne les a pas empêchés de trouver plus de 3500 obstacles. Personnellement, j’admire beaucoup le dévouement de ces émetteurs catalans, qu’une limitation technique n’a pas découragés. Heureusement, à Genève les choses ont mieux fonctionné. Grâce aussi à l’application « GeoZexe », chaque photo prise par les émetteurs prennent comprenait déjà la latitude et la longitude du point correspondant, permettant de les situer automatiquement sur une carte.
Tags et cartes nous permettent de nous consacrer à l’activité des émetteurs, et à ceux-ci de penser et de planifier leurs actions futures. Ils sont des modèles et des régulateurs, des portraits et des miroirs. Quelque peu fragmentés, certes, mais nous croyons que les projets de zexe.net sont des surfaces réfléchissantes où les émetteurs peuvent se voir eux-mêmes, et où nous pouvons aussi les voir et les comprendre un peu mieux.
Eugenio Tisselli
zexe.net:un cartographie numérique du monde
Publication du Centre d'Art Comtemporain de Genève et Seacex, Genève 2008
(1) Le terme Web 2.0 fut employé publiquement pour la première fois lors de la Première Conférence Web 2.0, organisée par O’Reilly Media et MediaLive à San Francisco, du 5 au 7 octobre 2004.
(2) « Pegue » est un mot d’argot employé par les participants du canal *CENTRAL pour se référer au « travail ».
(3) « Ticos » (Costaricains) et « Nicas » (Nicaraguayens)
(4) Le terme de « folksonomie » fut utilisé pour la première fois en 2004 par Thomas Vander Wal et il s’est popularisé depuis lors. On trouve le texte original de Vander Wal sur: http://www.vanderwal.net/folksonomy.html

